Ce blog est un à la fois un blog voyages, un blog photo et un blog de petits évènements quotidiens. Sur le contenu, voir ici. Les liens vers les voyages dans la liste à droite mènent vers le premier texte du voyage. Les liens Finlande et Divers affichent tous les textes qui portent le libellé correspondant. Les textes sont écrits en orthographe moderne. Nous sommes en 2012.
Il pleuvait généreusement quand on est arrivés à Kyoto en début d’après-midi. La météo l’avait prévu, on savait à quoi s’en tenir. Pour éviter d’être trempés en trimbalant nos valises dans la rue, on a pris un taxi pour aller à notre ryokan, pourtant tout proche de la gare. Le taxi s’est perdu et a dû téléphoner au ryokan pour savoir comment s’y retrouver dans le dédale des rues étroites à sens unique, ce qui confirme ce que racontent les guides touristiques sur les difficultés qu’éprouvent les Japonais avec les noms de rue. On y serait arrivés plus vite à pied, mais assez mouillés, il est vrai. Il avait plu pendant tout le voyage depuis Matsuyama, on a traversé le pont Seto-Ohnashi dans le brouillard. C’était le dernier jour de validité de notre RailPass. Akira nous a amenés ce matin à la gare et, quittant la ville au château, qui est assurément l’une de celles qui nous a laissé le meilleur souvenir, on a pris le train pour Okayama, puis le shinkansen pour Kyoto. Le premier était un express régional qui s’est arrêté à de nombreuses gares, et le deuxième pas mieux, il y a des shinkansen qui jouent les omnibus. Paysages de rizières et de montagnes habituels, puis après Kobe, une suite ininterrompue de maisons, immeubles et usines, jusqu’à Kyoto. Le tout sous la pluie et dans la grisaille. Après la résidence universitaire et son aménagement plutôt européen, on est donc logés de nouveau dans un ryokan, de construction tout à fait récente semble-t-il (photo ci-dessus, rajoutée ultérieurement par beau temps). Il est, comme toutes les maisons de la rue, coincé entre deux autres maisons, et les fenêtres ne donnent que sur des murs aveugles. Elles sont heureusement cachées par des fenêtres à la japonaise, mais on vit un peu dans un bocal. À cause de la pluie, on a préféré remettre à demain la visite des grands classiques, et on a pris le métro pour aller dans le quartier du marché Nishiki. Ce marché est une longue galerie marchande, dont les nombreuses « échoppes » vendent toute sorte de produits alimentaires et autres. Même si l’abondance et la variété des produits sont loin d’être aussi époustouflantes que le laissent entendre les guides touristiques, il y avait plein de choses spéciales qu’on aimerait goûter, à défaut de pouvoir les identifier, puisque tout est indiqué en japonais, sauf quelques exceptions. Heureusement, les commerçants savent souvent un peu d’anglais et sont prêts à expliquer et à faire goûter. Un endroit avec une ambiance sympa, et qu’on peut visiter un jour de pluie.