Première journée du colloque proprement dit. Elle a débuté par des discours officiels et des interventions dans la grande salle des fêtes de l’université, qui était pas mal du tout. Ensuite déjeuner à la cantine des étudiants, puis début des travaux des sections dans l’après-midi. Les interventions étaient limitées à 10 minutes, si bien qu’avec les discussions limitées à cinq minutes on a avancé assez vite. Heureusement, parce que le programme était chargé, mais toutes les communications n’ont pas été présentées. Au vu du programme, mon tour devait venir seulement demain, mais finalement je suis passé juste en fin d’après-midi, peu avant que commence la réception avec buffet. Les actes du colloque ont déjà été imprimés et distribués aux participants. En effet, selon une pratique courante en Russie, la proposition d’intervention doit être rédigée sous forme d’un article prêt à être imprimé, ce qui permet de distribuer les actes tout de suite et a accessoirement l’immense avantage d’éviter le stress des dates limites de remise de l’article final.
Buffet sympathique dans une des salles de cette université assez gigantesque, un vrai labyrinthe. Au bout d’une journée, on peut déjà faire pas mal de connaissances. De retour dans mon frigo, je me suis habillé pour aller travailler dans le « salon » commun, morceau de corridor avec des fauteuils et des fleurs moins glacial que ma chambre. Mon voisin Igor Skouratov, arrivé ce matin, s’est arrêté là en revenant de faire des courses, et on a discuté un bon moment. Puis sont venues les dames de la délégation française, à qui les organisateurs avaient donné des restes du buffet et avec qui je m’étais mis d’accord qu’on se les mangerait ensemble un peu plus tard dans ledit salon. On a donc improvisé un nouveau buffet avec des restes variés et deux bouteilles de vin blanc, en parlant de la langue et de la culture russe et française, c’était vraiment très sympathique. C’est souvent des moments impromptus de ce genre qui font tout l’intérêt de ce genre de congrès (au sens étymologique du terme). La suite à demain.



