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jeudi 29 septembre 2011

Cinq d’un coup

Journée consacrée au voyage de retour. Lever avant l’aube. Alors que mon avion ne partait qu’à 9h30, on m’avait dit qu’il fallait partir très tôt et on m’avait commandé un taxi pour 5h45. Et pour être sûr que je le raterais pas, on avait demandé à une étudiante de venir me réveiller, au cas où. À l’heure dite, une jeune étudiante est effectivement venue frapper à la porte, heureusement elle habitait dans la résidence et a pu retourner se coucher, après m’avoir accompagné en bas et payé le taxi (pas de sa poche, j’espère). Taxi qui était une voiture banale, du reste. Le chauffeur connaissait son chemin, car bien qu’on soit passé par la ville, on était une demi-heure plus tard à l’aéroport, alors que l’autre jour on avait navigué dans la nuit et la campagne pendant près d’une heure. Comprenne qui pourra.

J’étais largement à temps et en avance. L’enregistrement pour le vol de Moscou ne commençait qu’à 8h00, il fallait donc attendre presque deux heures. L’aérogare était évidemment déserte à cette heure-là (il faisait encore nuit) et n’avait du reste pas vraiment l’air d’un aéroport international dernier cri (ce qui confirmait mon opinion de l’autre soir). J’ai cherché vainement un guichet d’enregistrement, avant de découvrir que l’enregistrement se faisait à l’entrée de chaque salle d’em­bar­que­ment (il y en avait quatre), après quoi venait le contrôle de sécurité. J’ai donc attendu que d’autres vols partent avant le mien, et avant de passer à l’enregistrement. La photo ci-dessous a été prise depuis la salle d’attente après ledit contrôle de sécurité, au fond l’encadrement de la porte donne sur le hall, à peu près l’endroit d’où a été prise la photo du haut de la page.La photo suivante ci-dessous montre la salle d’embarquement dans l’autre direction. On voit les fenêtres donnant sur la piste. La salle s’est peuplée peu à peu et au bout d’un moment un camion est venu se garer devant la porte et des hommes en bleu de travail sont venus piquer les bagages portant un tag d’enregistrement et les ont portés sur le camion. À la fin de la « pêche », le camion est parti remplir les soutes de l’avion. Et peu après, un bus nous a tous transportés vers l’Airbus d’Aéroflot. Arrivée à Moscou à peine une heure plus tard. J’ai galéré un peu pour trouver l’enregistrement de Finnair, parce que même si l’aéroport est moderne et bien fléché, ils n’ont pas vraiment collé des écrans d’information partout. Ensuite j’étais prêt pour mon troisième contrôle de sécurité de la matinée. À Nijni-Novgorod, il a fallu en effet d’abord passer par un contrôle pour entrer dans l’aérogare (on voit le portique de contrôle sur la photo du haut). Puis évidemment un nouveau contrôle après la délivrance de la carte d’embarquement (photo du milieu).À Moscou, ils ont déballé le grand jeu. Aux contrôles dans les aéroports russes, il faut en effet enlever aussi les chaussures (en plus de la ceinture), les gens placent tout leur barda dans des bacs de plastique qu’on pose ensuite sur les tapis roulants, j’avais déjà fait ça deux fois à l’aller, et une fois tôt ce matin (à l’entrée de l’aérogare, j’ai pu garder mes godasses aux pieds). Même scénario à Chere­me­tye­vo, vestes, ceinture, liquides, tablette, téléphone et tout le truc, on passe par le portique de détection magnétique, et après ça il faut encore passer par un scanner corporel, une grande boite de verre ronde, c’était un modèle à analyse thermique (on n’est donc pas « déshabillé » par la caméra), qui fournissait une image stylisée. Pas très efficace, car toutes les personnes qui m’ont suivies ont encore été fouillées, l’affichage montrant des trucs louches, tout à fait infondés (je voyais l’écran; pendant que je me rhabillais). Un truc qui marche pas bien et qui fait perdre du temps, au point que les Allemands ont décidé d’y renoncer complètement (voir article, et un autre encore avec une photo du même modèle de scanner). Enfin bon, j’ai fini par sortir de là, et après un ultime contrôle des passeports, j’ai pu me mettre à attendre le vol dans le vacarmes des appels et le grouillement des gens dans les tax-free, où j’ai acheté deux petites bouteilles de vodka, dont une pour Antoine qui m’avait demandé de lui en rapporter. Elles étaient hyperchères, pour le coup, mais comme j’avais seulement un bagage à main, je n’en avais pas acheté avant.

J’aurais tout aussi bien pu le faire finalement. En effet, à l’arrivée à Helsinki, nouveau contrôle de sécurité, puisqu’on entrait dans la zone Schengen. Quand on a vu le contrôle à Moscou, on se demande bien ce que les Finlandais espèrent encore trouver, d’autant plus que c’est pas toujours efficace, on en a fait l’expérience l’an dernier. Par exemple, pas besoin d’enlever ses chaussures (je ne m’en plain­drai pas, certes). En revanche, les bouteilles de vodka dans un sac de plastique scellé dans l’aéroport ultra-sécurisé de Moscou, les Finlandais n’en voulaient pas en bagage à main. Après le contrôle de sécurité, j’ai donc du sortir de la zone, passer la frontière, retourner dans le hall d’enregistrement principal, coincer mes bouteilles dans ma petite valoche et faire enregistrer celle-ci en bagage en soute. Et après, devinez quoi ? Mais oui, un cinquième contrôle de sécurité, pour pouvoir entrer dans la zone de départ des vols intérieurs !