Ce matin on a fait des courses dans les magasins du quartier, pour remplir le frigo de notre minibar de bonnes choses à rapporter demain, genre fromages et autres. À midi, on avait rendez-vous avec Olivier et sa femme, on est allés déjeuner au Café du centre, un endroit sympa rue Montorgueil. Encore un repas excellent et sans chichis, qui prouve qu’on peut bien manger à Paris pour vraiment pas cher. Puis on a pris le métro pour aller à la salle Pleyel, où avait lieu le concert de la journée, le seul truc programmé à l’avance de notre voyage. On voulait au départ prendre des places à l’Opéra, il y aurait eu des choses vraiment alléchantes ce weekend, la Cenerentola et la Forza del Destino, mais quand la réservation sur Internet a été ouverte, le 7 novembre, et qu’Aija a voulu réserver des places, il ne restait plus rien. On n’avait pas pensé que le 7 novembre commence à 0 h (soit 1 h du matin chez nous), pas à 8 h, heure à laquelle les internautes avisés avaient déjà raflé toutes les places. On a donc dû « se rabattre » sur la salle Pleyel, au programme Semele de Haendel, avec Cecilia Bartoli dans le rôle-titre. Pas mal non plus, hein ? Et effectivement, on n’a vraiment pas été déçus du voyage ! Semele est un opéra sur le mode d’un oratorio, sans décors ni costumes, mais ça n’enlevait rien à la verve des acteurs, tous absolument parfaits, avec évidemment Bartoli dans toute sa splendeur, ce rôle a été comme écrit pour elle 270 ans à l’avance. Mais elle n’éclipsait en rien les autres acteurs, ni surtout la musique de Haendel. À la fin du spectacle, pendant les ovations, Diego Fasolis, le chef d’orchestre, a fait se lever les musiciens, solistes un par un, puis pupitre par pupitre comme de coutume, et en dernier il a levé tout haut la partition de Semele avec un geste signifiant que c’était elle qui méritait tous les vivats, et c’est bien le cas. Au bout de je ne sais combien de rappels, toute la troupe, solistes compris, a repris le chœur final dans une ambiance survoltée. Quel concert !On a fini la soirée à la terrasse du Café du marché, rue de Bretagne, dont on est décidément devenus des piliers en moins d’une semaine. Juste au moment où on s’est installés, près de la vitrine, heureusement, il y a eu une violente averse digne d’une soirée d’été. Il a d’ailleurs plu abondamment ensuite pendant de nombreuses heures. On est ainsi restés deux heures, à boire du champagne pour fêter ce voyage et le clou de celui-ci qu’était cette matinée opéra.



